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Vraie histoire paranormale : séance de spiritisme

Ce témoignage et de fait tous les événements étranges qui se rapportent à la séance spirite nous ont été confiés par Carine. La chronologie et la véracité de chacun de ces phénomènes paranormaux ont d’ailleurs été confirmé par son frère. Nous nous sommes basés sur cette trame pour réécrire cette nuit effrayante et avons naturellement offert un droit de regard aux protagonistes. Puisque ces derniers ont validés le résultat final, nous livrons à votre curiosité la reconstitution de cette vraie histoire paranormale.

Notre histoire vraie, session spirite paranormale

 Mickaël : "Esprit, es-tu là ? Un coup pour oui, deux coups pour non."

Quelques commentaires bien sentis fusent çà et là suivis par des rires. Le salon est plongé dans la pénombre tandis que la flamme d’une bougie vacille. Un froid glacial se répand peu à peu dans la pièce. L’atmosphère change, quelque chose s’opère… Une chape de plomb s’abat sur les participants de cette séance spirite. Le temps n’est plus à l’insouciance et aux moqueries. Sur la table, des cartes comportant les lettres de l’alphabet forment un cercle. En son centre, un verre à pied en cristal Baccarat est repose à l’envers. Quatre index effleurent le pied du verre, sauf qu’il ne bouge pas d’un iota. Pourtant, l’air se fait de plus en plus lourd. On pourrait penser qu’il va se produire un événement comme dans les films d’horreur. Or, rien de tout cela ne survient. Toutefois la suite de cette vraie histoire paranormale ne devrait pas vous décevoir…

Du moins jusqu’à ce que la sonnerie du téléphone ne retentisse. Chacun sursaute, les adolescents qui sortent de leur torpeur s’attendaient à tout sauf à cela. Ils s’observent médusés jusqu’à ce que Mickaël prenne l’initiative de se lever. Il décroche le combiné de téléphone avec une infini lenteur. Carine, sa jeune sœur le précède et s’empare promptement de l’écouteur. Tous deux tendent l’oreille, mais il n’y a personne à l’autre bout de la ligne. Quelques grésillements guère rassurants viennent accompagner ce silence pesant.

Pendant ce temps, Marc paraît amusé par la tournure que prend la soirée. Faire tourner les tables, c’était son idée.

Marc : "Vous avez demandé l'au-delà ? Ne quittez pas ! Un esprit va prendre en charge votre appel…"

De nouveau, une salve de rires s’élève dans le salon tandis que Mickaël et Carine éberlués raccrochent.

Audrey : "Sans indiscrétion, c'était qui au téléphone ?"
Marc : "Le royaume des ténèbres ! Qui voulais-tu que ce soit ?"
Carine (nettement moins amusée) : "Il n'y avait personne au bout du fil"
Mickaël : "On n'aurait peut-être pas dû rompre le cercle spirite. Mais…je pensais que c'était nos parents. Ils nous préviennent toujours lorsqu'ils rentrent du Touquet."
Carine : "C'était sûrement un mauvais numéro, ce sont des choses arrivent…"
Marc : "Bon ! Ce n'est pas tout jeunes gens, mais je me lève tôt demain. Il y a des gens qui travaillent par ici..."
Carine : "Il est minuit passé, on est donc déjà demain."
Mickaël : "Déjà ! Du coup le téléphone a sonné à minuit pile."
Marc : "Exactement mon ami ! Minuit, l'heure du crime…"

Sur ce, Audrey et Marc prennent congés de leurs hôtes et disparaissent dans l’allée gravillonnée du jardin. Les gonds du portail en fer forgé grincent, laissant Carine et son grand frère seuls dans cette vaste maison. Tous deux rentrent et décident de remettre un peu d’ordre dans la maisonnée avant le retour des parents. Leur mère est très stricte à ce sujet. Chaque chose doit être à sa place. Il est nettement plus sage de prendre les devants.

Soudain, un épouvantable fracas s’élève en provenance du salon.

Carine : "Oh non, non ! Le verre en cristal a dû se briser !! Maman va encore nous punir…"

Mickaël pénètre le premier dans la pièce et appuie sur l’interrupteur. A leur grande surprise, le verre en cristal est exactement là où ils l’avaient laissé. Tous deux inspectent les alentours à la recherche de morceaux de verres. Or, ils n’en trouvent absolument aucun.

Mickaël : "C'était sans doute chez les voisins."
Carine : "Non mais tu plaisantes ! C'est impossible, ils vivent à une bonne centaine de mètres d'ici."
Mickaël : "En tout cas, tu constates tout comme moi qu'il n'y a aucun débris."
Carine : "Alors vérifions les autres pièces. Peut-être qu'une bouteille est tombée et si c'est le cas, nous avons intérêt à tout remettre en place avant le retour de la famille."

Le frère et la sœur visitent ensemble chacune des pièces du rez-de-chaussée, puis grimpent prestement les marches de l’escalier pour accéder à l’étage. La dernière pièce qu’ils vérifient est la chambre de leurs parents. Sans trop savoir pour quelle raison, ils n’ont jamais apprécié l’endroit. C’est alors que la sonnerie du téléphone retentit une nouvelle fois.
Le regard des adolescents se croise, ils se comprennent au-delà du langage. Ils dévalent les marches et cette fois-ci, c’est Carine qui prend l’appel.

Carine : "Allo ? Allo !" 

Inquiète, elle se tourne vers son frère.

Carine : "Il n'y a personne au téléphone."

Mickaël serre les poings et lui arrache le combiné de la main.

Mickaël : "Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût Marc ! Figure-toi que j'ai très bien compris ton petit jeu…"

A l’autre bout du fil, c’est une voix féminine lui répond :

"Mais enfin, qu'est-ce qu'il te prend ? Es-tu sûr que tout se passe bien à la maison ?"
Mickaël : "Euh… Oui maman, j'ai cru que c'était une sorte de canular téléphonique ou un mauvais numéro..."
Catherine (la maman) : "Me voilà rassurée. Nous rentrerons demain en début de soirée. Ton père vous a laissé de l'argent dans la soupière. Vous pourrez commander des pizzas pour demain midi."
Mickaël : "Merci maman. Avec Carine on te fait de gros bisous. Bonne nuit et à demain."
Catherine : "Bonne nuit mes chéris et soyez sages."

Mickaël jette un coup d’œil plein de sous-entendus à Carine tout en raccrochant le combiné du téléphone. A la seconde même, un claquement sec se fait entendre. Le salon se retrouve plongé dans le noir total. Carine pousse un cri strident et ses ongles s’enfoncent dans l’avant-bras de son frère.

Mickaël : "Tu me fais mal !"
Carine : "Va rallumer la lumière au lieu de rester planté là."

Le grand frère actionne l’interrupteur, mais rien n’y fait.

Mickaël : "Les plombs ont dû sauter. Ne bouge pas, je reviens vite." 
Carine : "Oh que non ! Tu vas me laisser seule comme dans les films d'épouvante. Il ne faut jamais se séparer." 

La réplique de sa sœur paraît l’amuser. Sitôt le tableau électrique localisé, Mickaël qui a déjà observé son père le faire, procède au réarmement.

Mickaël : "Il n'y a pas moyen de réarmer le disjoncteur. Soit il y a un court-circuit, soit c'est une coupure électrique générale."
Carine : "Comment faire pour le savoir ?"
Sans mot dire, Carine et Mickaël sortent de la maison et s'avancent dans l'allée.
Mickaël : "Si le réverbère du coin de la rue est allumé, ça voudra dire qu'il s'agit sûrement d'un problème électrique chez nous."
Carine : "Il est allumé !"
Mickaël : "On dirait bien qu'on va passer la nuit dans le noir…"

De retour à l’intérieur, les ados se rendent au salon pour allumer la bougie ayant servi au spiritisme. Mickaël frotte une allumette sur le grattoir d’un gros paquet d’allumettes. Le souffre s’embrase et d’une main un peu tremblante il enflamme la mèche.

Mickaël : "On est quand même mieux avec de la lumière."

En faisant un pas de côté pour jeter l’allumette dans le cendrier, son pied se pose sur un drôle de monticule qui craque. Il empoigne la bougie et constate incrédule qu’il s’agit de morceaux de verre.

Carine : "Oh non, ce n'est pas possible !"
Mickaël : "Le verre était intact tout à l'heure. Tu l'as vu tout comme moi ? Je ne suis quand même pas fou !"
Carine : "J'ai l'impression d'être dans un cauchemar qui n'en finit pas. Je ne devrais sans doute pas le dire, mais je suis convaincue que tout ce qui nous arrive cette nuit est en lien avec notre séance spirite. Tu savais que c'est dangereux de faire tourner les tables. Je t'avais prévenu, mais une fois de plus tu n'en as fait qu'à ta tête."

Peu habitué à se faire réprimander par sa petite sœur, Mickaël baisse les yeux comme un animal domestique pris en faute.

Carine : "J'ai besoin d'aller aux toilettes. Je ne vais quand même pas emporter la bougie."
Mickaël : "Il te faudrait une lampe de poche. Il y en a une dans le garage, je vais te la chercher."
Carine : "Sûrement pas, on va la chercher ensemble."

Ils marchent à tâtons jusqu’à la porte d’entrée et sortent. En approchant du garage, la tension nerveuse est un peu redescendue. La nuit est plutôt claire et tout compte fait, ce n’est pas si mal d’être dehors par cette chaude nuit aoûtienne.

Soudain, le couinement des gonds du portail les fait sursauter. Ils se regardent interloqués. Décidément, quelque chose ne tourne pas rond cette nuit. Impossible de savoir qui a commencé à courir en premier; toujours est-il qu’ils se ruent vers la porte comme si leur vie en dépendait. Focalisé sur leur seule échappatoire, leur champ de vision se rétrécit. L’adrénaline leur donne des ailes.

Carine : "Mais qu'est-ce que tu attends pour ouvrir ?"
Mickaël : "Je n'y arrive pas, cette fichue porte est coincée !"
Carine : "Ne me dis pas qu'elle est fermée à clef, parce que ça signifierait qu'il y a quelqu'un à l'intérieur."
Mickaël : "Elle n'est pas verrouillée. Regarde, je parviens à baisser la poignée. On dirait plutôt que quelqu'un la bloque depuis l'intérieur."

Terrorisée, Carine éclate en sanglot dans les bras de son frère. Cet enchaînement de phénomènes paranormaux la submerge. C’est beaucoup trop lourd pour les frêles épaules d’une adolescente.

Dépassés par la tournure des évènements, tous deux iront se réfugier dans un recoin du garage. Aucun d’eux ne trouvera le sommeil. Ce n’est qu’aux premières lueurs du jour qu’ils auront le courage de tenter de retourner chez eux. A leur grande surprise, la porte sera mystérieusement décoincée…
Mickaël parviendra finalement à réarmer le disjoncteur. D’un commun accord, ils ne parleront jamais à leurs parents des phénomènes paranormaux dont ils ont bien malgré eux été les témoins. Certes il n’y a pas eu à proprement parler apparition d’un fantôme, néanmoins cette confrontation avec les esprits de l’au-delà les a marqué à tout jamais.

Nous les remercions pour leur patience et pour la confiance qu’ils nous ont témoignés en nous confiant leur vraie histoire paranormale. Espérons qu’elle dissuade celles et ceux qui seraient tentés de prendre le spiritisme à la légère. Contrairement à la formule que l’on connaît tous, toute ressemblance avec des personnes existants ne serait ni fortuite ni involontaire…

Avez-vous déjà essayé de faire tourner les tables ?

N’hésitez pas à partager votre ressenti vis-à-vis de l’expérience terrorisante vécue par Carine et Mickaël. Pour ce faire, la rubrique « commentaires » ci-dessous est à votre disposition 😉

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